Je vous dit tout sur mon histoire avec le yoga, mon voyage !

Je ne sais plus exactement quand est-ce que j’ai fait du yoga pour la première fois. C’était il y a 3 ou 4 ans je crois mais c’est tellement flou. Ce que je sais c’est qu’au début ma pratique était plutôt chaotique. J’ai commencé par des vidéos sur Youtube assez aléatoires, je ne m’occupais pas du tout de ma respiration, j’étais obnubilé par la performance physique, je ne me concentrais pas et je pratiquais une fois toutes les deux semaines. Puis j’ai commencé à vraiment m’y intéresser et à m’impliquer un peu plus. Ma pratique n’était toujours pas régulière mais j’aimais bien ça. C’était « sympa » de faire du yoga même si je me heurtais à quelques murs.

Je vous dit tout sur mon histoire avec le yoga, mon voyage !Mes débuts en yoga

Je fais depuis longtemps un épanchement de synovie au niveau des poignets et des genoux. C’était plutôt dur au début de prendre certaines positions pourtant simples comme le chien tête en bas. J’avais mal au poignet, je n’arrivais pas à m’appuyer sur mes mains et je me souviens m’être plusieurs fois mise à pleurer de frustration. J’avais l’impression de ne pas pouvoir faire ce que les autres font. J’avais l’impression d’être impuissante et pendant un temps j’ai arrêté de faire du yoga.

Quelque temps après, j’ai eu envie de recommencer et d’appréhender différemment mes difficultés. J’ai eu envie de me donner une seconde chance et je crois que c’est grâce à la découverte de la chaine Yoga With Adriene. Adriene a une approche qui me correspond totalement, une personnalité qui m’inspire et elle m’a appris à être indulgente avec moi-même. Elle m’a appris que l’important ce n’est pas d’obtenir la pose parfaite mais d’essayer ! J’ai donc essayé. En essayant, j’ai réussi.

Lorsque j’avais mal au poignet et que je sentais que mon corps n’y arriverait pas, j’arrêtais tout simplement. Je prenais une pose puis je retentais la pose. J’ai compris que ne pas réussir quelque chose, ça ne veut pas dire qu’on ne doit pas essayer encore et encore. À force d’essayer, j’ai réussi à diminuer la douleur jusqu’à rendre certaines positions agréables et réalisables. À partir de ce moment-là, j’ai commencé à pratiquer beaucoup plus régulièrement chez moi puis en cours grâce à la fac.

Le yoga me calmait, m’apaisait et je me sentais bien après. Je pratiquais une à deux fois par semaine, même si secrètement j’aurais aimé avoir la force et la détermination de pratiquer tous les jours. L’idée de devenir professeur de yoga m’a traversé l’esprit mais je ne me sentais pas légitime. J’ai rangé cette idée dans les rêves pas vraiment réalisables. Pratiquer pour moi-même, profiter tout simplement, c’était mon objectif pour le moment.

Je vous dit tout sur mon histoire avec le yoga, mon voyage !Puis tout a changé…

C’est plutôt compliqué de vous raconter le pourquoi du comment sans entrer dans les détails personnels mais je vais essayer… Lorsque ma mère est morte je pensais avoir toucher le fond. Pour me relever je mettais appuyer sur l’amour que j’avais pour mon compagnon depuis 6 ans, c’était mon rocher pour ne pas me noyer. Puis il m’a quitté, du jour au lendemain, sans crier gare… Là j’ai touché plus profond que le fond du fond. Les 4 premiers jours ont été atroces, c’est comme si mon corps se liquéfiait et essayait de fuir à travers mes larmes. Comme si mon corps n’avait pas envie d’endurer toute cette peine.

Je ne savais pas que c’était possible de pleurer autant et aussi longtemps. Nuit et jour et même dans mes rêves je pleurais. J’avais l’impression à chaque mouvement de remuer en moi des débris de verre. Tout faisait mal : ma tête, mes yeux, mes muscles, … tout. Pendant ses 4 jours je n’ai vu pratiquement personne et je suis restée seule à pleurer. La douleur était telle physiquement et mentalement que plus rien ne résonnait en moi. J’étais vide. Moi qui adorais manger, je n’ai rien avalé en 4 jours jusqu’à ce qu’on m’y force. Moi qui adorais écouter de la musique, cela ne me faisait plus rien. J’avais juste envie de sombrer, de disparaître. Moi qui ne ratait aucune occasion pour aller patiner, je n’ai plus touché mes patins à glace…

Je suis arrivée à un point où la douleur était telle que j’avais l’impression que la tristesse était sur le point de me consumer. J’étais à deux doigts de sombrer quand mon cerveau dans un dernier élan de survie a tiré la sonnette d’alarme. Je me suis dit : « il faut que quelque chose m’apporte ne serait-ce qu’autre chose que de la douleur ». Il fallait que je trouve quelque chose. Il fallait que j’arrête de pleurer. Il fallait que la souffrance s’arrête ne serait-ce qu’un instant. Je n’en pouvais plus.Je vous dit tout sur mon histoire avec le yoga, mon voyage !

Et là… j’ai déroulé mon tapis de yoga.

J’ai allumé mon ordi et j’ai démarré une vidéo d’Adriene. J’étais dans un tel état de souffrance que j’ai embrassé cette opportunité d’éteindre mon cerveau. J’ai pleuré les premières minutes puis je me suis reposé sur ma respiration. C’était comme si je n’avais jamais respiré. Pendant 20 minutes, j’ai trouvé du répit. Pendant 20 minutes, mon corps a arrêté de souffrir. C’était une oasis de paix dans un océan de souffrance et de larmes. Quand j’ai rouvert les yeux, j’ai été de nouveau engloutis par la réalité…

Dès que j’étais seule, je faisais du yoga. C’était les seuls moments dans la journée où je trouvais du calme, où ma tête se mettait en pause, où je trouvais en moi une toute petite parcelle de paix où je pouvais me reposer. Je crois réellement que le yoga m’a permis de ne pas sombrer. J’avais au moins une chose sur laquelle me reposer. Ça a été la seule bouffée d’oxygène que j’arrivais à inhaler au milieu de toutes ses larmes. Du coup, dès que j’avais le temps je faisais du yoga.

Je vous dit tout sur mon histoire avec le yoga, mon voyage !Une prise de conscience

Tout ça m’a fait me rendre compte que c’est le yoga qui te trouve au moment où tu en as le plus besoin. On a malheureusement besoin d’être au plus bas pour s’élever plus haut et j’ai eu besoin de ça pour me rendre compte de la puissance du yoga et de ses bienfaits sur l’esprit et le corps. A chaque fois que je déroulais mon tapis de yoga, c’était comme si les morceaux de verre que je remuais à l’intérieur de moi-même se transformaient en boules de coton. Je passais instantanément de la douleur à la douceur. Il m’a cependant fallu quelques mois de pratique en plus pour réussir à transporter cette douceur constamment avec moi sans avoir besoin de mon tapis.

Mon renouveau

En janvier 2017, j’ai commencé un stage de deux mois en hôpital ce qui m’a permis de m’oublier et d’aider les autres. En même temps, j’ai aussi commencé à pratiquer absolument tous les jours grâce aux 31 Yoga Challenge de Yoga With Adriene. Au début, c’était parfois dur de se motiver en rentrant du stage mais c’est devenu mon petit rituel de fin de journée. A la fin du mois, je me suis rendue compte à quel point cette pratique quotidienne m’a aidé à progresser, à aller mieux, à aimer encore plus mon corps et à être plus confortable à l’intérieur.

En ce moment, j’alterne plusieurs activités. Je cours un jour sur deux quand le temps me le permet et les jours où je ne cours pas je fais du yoga. Je suis en vacances en ce moment et j’ai envie de laisser les choses se faire par elle-même. Je n’ai pas d’objectif, pas de pratique imposée. Je déroule mon tapis dès que j’en ressens le besoin, dès que j’ai un petit coup de mou ou quand j’ai envie de me dépenser. Ça fait du bien je trouve de ne pas se donner d’impératifs, de ne pas se mettre la pression pour faire quelque chose que l’on aime. Peut-être qu’à la rentrée, j’essaierai à nouveau de pratiquer tous les jours pour reprendre un rythme de vie plus sain qu’en ce moment ! ^^

Je vous dit tout sur mon histoire avec le yoga, mon voyage !Conclusion

Donc voilà où j’en suis avec le yoga et comment il m’a permis de guérir et de me reconstruire. Ça a été ma buée de sauvetage au moment où je me noyais complètement. Le yoga m’a aussi permis d’être mieux à l’intérieur de mon corps, de me sentir plus forte, plus souple mais aussi de me rendre compte que le plus important est de faire ce qui nous fait du bien. Avant le yoga, j’étais très stressée pour tout et n’importe quoi. Maintenant j’ai appris que cela ne sert à rien de stresser pour quelque chose que je ne peux pas changer. Le yoga m’a appris à faire le vide dans ma tête, à décompresser, à avoir confiance en moi et surtout à m’éloigner des situations et personnes négatives. Quand quelque chose nous fait vraiment du bien, on se rend compte immédiatement de tout ce qui ne le fait pas.

Grâce au yoga, j’ai l’impression d’être une version plus calme et plus saine de moi-même ! S’il y a bien un mantra que j’ai retenu, c’est « Find What Feels Good » ou « Trouve ce qui fait du bien » en français. J’ai appris à trouver ce qui me faisait vraiment du bien et comment m’entourer de ces choses. Mais ce qui est génial avec le yoga, c’est qu’on ne finit jamais d’apprendre ! J’ai encore du chemin à faire. Je dois encore réussir à m’affirmer, à être moi-même constamment, à accepter mes faiblesses sans les cacher et aussi à me laisser aller quand parfois je me bride.

Je ne sais pas si parmi vous il en y a qui n’ont jamais pratiqué le yoga ou si au contraire il y a de vrais aguerris ici mais je sais que c’est parfois dur de croire qu’un simple sport puisse faire autant de bien. C’est un peu le genre de chose qu’on doit sentir par soi-même pour comprendre. Avant je ne comprenais pas bien, je voyais juste le yoga comme un moyen d’être plus souple et tout ce qui va avec. Mais c’est bien quand j’en ai eu le plus besoin, que le yoga m’a ouvert ses bras et montré tout ce qu’il pouvait m’apporter. J’espère en tout cas que votre pratique du yoga vous est ou vous sera tout autant bénéfique ! 🙂

Laissez-vous du temps, soyez bienveillant avec vous-même, Namasté <3

Quel est votre histoire, votre parcours avec le yoga ?
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Écris par Emma
J'ai 22 ans, je suis en Master Nutrition & Alimentation à Dijon et je suis aussi passionnée par le bien-être, les tatouages, le patinage artistique, la photographie, le sport et pleins d'autres choses ! Plus touche à tout que moi, tu meurs ! En tout cas bienvenue sur le blog ! ;)