Je n’ai pas été très présente et constante en ce moment sur le blog, c’est rien de le dire. Concilier le blog, les études et trouver des moments pour se reposer entre tout ça ce n’est pas facile… Et encore moins qu’on a l’impression que la vie s’acharne contre nous. Je ne pensais pas en parler sur le blog mais j’ai toujours cette petite envie de le faire parce que ça me fait du bien de le partager. 2016 aura définitivement été une belle année de merde ! Une année où toutes mes certitudes sont tombées à terre, où tous mes repères sont partis en fumée, où j’ai finalement plus survécu que vécu. Cette année m’a remise à ma place, m’a fait prendre conscience de ce qu’est vraiment la vie et m’a aussi forcé à remettre tout en question.

J’ai commencé cette année 2016 en perdant mon grand-père à cause du cancer. C’était la première fois que je faisais face à la mort. En mai, ma mère est morte à cause d’une crise d’épilepsie qui a engendré un arrêt cardiaque puis une mort cérébrale. Perdre un être aussi cher à son cœur du jour au lendemain sans crier gare, c’est extrêmement douloureux et j’en souffre toujours autant. Se dire constamment que la vieille on avait diné ensemble comme d’habitude sans se dire que c’était le dernier moment ensemble et que l’on ne l’a pas assez profité de ces derniers instants : ça me rend folle… Mais j’ai eu la chance d’être soutenu par l’homme de ma vie et ça m’a vraiment aidé à ne pas sombrer, à me raccrocher à un peu de bonheur…

Sauf que quelques mois après que ma mère nous quitte, lui aussi m’a quitté mais cette fois pour une autre. Tout allait parfaitement bien entre nous mais il est tombé amoureux d’une autre fille et il a fait un choix entre nous d’eux. Il m’a quitté après 6 ans d’amour… C’était mon seul et premier petit ami jusqu’à maintenant et après 6 ans je le considérais déjà comme le père de mes futurs enfants. Quelques semaines avant, il m’avait dit qu’il ne concevait pas la vie sans moi donc je me suis senti indestructible. Je pensais que l’on était indestructible. Je pensais qu’après 6 ans rien ne pouvais nous atteindre mais que tout pouvais nous rendre plus fort. Mais quelle belle illusion..

Pour la deuxième fois cette année, mon cœur s’est brisé sans que je puisse voir le malheur arriver avant. J’ai perdu mon grand père, ma mère et maintenant j’ai perdu mon meilleur ami, mon confident, l’homme avec qui j’allais faire ma vie, l’homme qui m’a aidé à supporter le décès. C’était ma raison de vivre à l’époque et je suis descendu plus bas que terre. J’ai senti une deuxième fois ce que c’était d’avoir le cœur brisé, pulvérisé, réduit en cendres. Je ne pensais avoir autant mal physiquement et mentalement…

Trop. C’était trop en si peu de temps. C’est comme si en un an, j’avais dû faire face à 3 décès au lieu de 2. J’ai vécu deux évènements des plus traumatisant pour moi et ça réveillé en moi une réelle peur de souffrir à nouveau. Je sais qu’il y a des milliards de personnes qui vivent des choses bien plus affreuses que moi. Je ne cherche pas à générer de la pitié, je n’ai pas envie qu’on me plaigne parce que j’ai déjà eu ma dose de « ma pauvre… ». C’est juste que je me suis rendu compte que tout pouvait disparaitre du jour au lendemain et que rien n’est éternel : mes proches, ma famille, l’amour, l’amitié, … RIEN. Je vous passe les détails parce que je ne suis pas sûr que vous ayez envie de connaître les détails…

Alors voilà… Avec solitude, souffrance, abandon, colère et tristesse, on a bien eu le temps de cogiter. Il fallait que je fasse un point sur ma vie et sur ce que je voulais en faire. J’ai tout d’abord enterré un but que j’avais depuis si longtemps mais pour lequel je ne faisais rien : devenir vétérinaire. Un rêve de petite fille que j’ai trainé derrière moi jusqu’à aujourd’hui. J’ai essayé mais sans succès car j’ai passé le concours 1 semaine après la mort de ma mère. Maintenant c’est fini, je ne retente pas me chance. Il faut que j’avance et que je me trouve une nouvelle rraison pour me lever le matin. Je ne serai jamais vétérinaire même si ça m’aurait vraiment plus mais c’est pas grave. Je serai autre chose.

Ensuite : le blog. Si je n’ai pratiquement rien publié récemment, c’est parce que je n’en avais aucune envie. Au début je tenais ce blog par pure passion mais il a tellement grandi qu’il s’est transformé en un boulot à part entière pour moi. Entre les cours et le blog, je n’avais plus aucun moment pour décompresser et avec ce qui s’est passé, j’ai saturé. Je me suis demandé ce que je voulais en faire de ce blog… Est-ce que je ne préférerais pas tout arrêté pour pouvoir glander tout le reste du temps ? Est-ce que j’ai vraiment envie de continuer ? Est-ce que ça ne va pas énormément me manquer ? Pour l’instant je n’ai pas la réponse mais je retrouve petit à petit l’envie d’écrire ici.

J’ai décidé de continuer parce que mine de rien, j’adore bloguer. J’aime toujours autant tester de nouvelles choses et vous en parler. Mais je vais clairement arrêter de faire une fixation sur les stats, les réseaux sociaux et le besoin sans cesse de « promouvoir pour attirer ». Je vais publier pour moi, avant tout, pour vous ensuite et arrêter de chercher la performance, l’excellence et la reconnaissance. Je vais me tourner plus vers le qualitatif que le quantitatif pour diminuer déjà un peu le rythme (même si pour certaines 3 articles par semaine c’est rien) et pour concentrer ma passion au lieu de la disperser. Je vais essayer de tirer le plus de bonheur possible de ce blog au lieu de m’épuiser à le rendre « performant » et « compétitif ».

Donc voilà… J’essaie de reprendre petit à petit goût à la vie, de vivre avec mes peurs et ma souffrance et de recréer moi-même mes propres moments de bonheur. Je dois reprendre en main ma vie, devenir ma propre raison de vivre pour ne plus souffrir mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Je sais pas trop comment conclure cet article parce que vous dire que ça va mieux maintenant, que je vois enfin la lumière, ce serait mentir. Non je ne vais toujours pas bien mais en fait si j’ai bien compris ce sentiment ne s’en ira jamais. Je vais juste devoir apprendre à vivre avec. Je vais devoir apprendre à vivre avec mes peurs, mes doutes et ma souffrance. Devoir accepter que pour beaucoup de personnes, je suis la pauvre fille qui a perdu sa mère trop tôt et qui s’est fait larguer comme une merde après 6 ans de relation passionnée.

Je dois vraiment avoir un karma de merde en tout cas…

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Écris par Emma
J'ai 22 ans, je suis en Master Nutrition & Alimentation à Dijon et je suis aussi passionnée par le bien-être, les tatouages, le patinage artistique, la photographie, le sport et pleins d'autres choses ! Plus touche à tout que moi, tu meurs ! En tout cas bienvenue sur le blog ! ;)